Près de 60.000 firmes multinationales contrôlent environ 800.000 filiales et réalisent au moins 33% de la production mondiale et du commerce international. Leur chiffre d’affaires cumulé représente plus de 20% du produit intérieur brut (PIB) mondial. Les 200 premières d’entre elles réalisent le quart de la production mondiale.

Les vieux  pays riches accueillent encore les deux tiers de ces firmes (1/3 des cent premières par le chiffre d’affaires pour les seuls Etats-Unis), mais leur nombre s’accroît rapidement dans le Sud : moins de 20 parmi les 500 premières mondiales en 1980, plus de 50 aujourd’hui (2010).

Rappelons qu’il y a un tiers de siècle (le 1er décembre 1979), le Congrès des Peuples avait, dans une Déclaration publique, déjà attiré l’attention sur les méfaits commis dans le monde entier par «les sociétés multinationales», comme on les appelait alors. Il avait demandé la création d’une Institution supranationale pour contrôler, dans l’intérêt des peuples du monde, les activités et les agissements de ces sociétés.

Alors qu’aujourd’hui on parle beaucoup des «lanceurs d’alerte» (sur les problèmes liés aux OGM, aux nano-technologies, aux pollutions diverses, etc.), le Congrès des Peuples joue ce rôle de lanceur d’alerte depuis une quarantaine d’années. Ajoutons que, en plus de dénoncer ces méfaits et les risques qui menacent l’humanité dans sa survie même, le Congrès des peuples propose toujours, à la différence d’autres lanceurs d’alerte, une solution pour remédier à ces menaces.

Arnaud L., professeur agrégé.