Sans résolution des conflits dans un futur immédiat, l’humanité entraînera la destructions de la planète.
Il nous faut d’avantage de démocratie pour… la démocratie mondiale.
Liliane Metz-Krencker, du Congrès des Peuples

HISTORIQUE

Le Congrès des Peuples a plus de 50 ans. C’est la plus ancienne institution alternative for­mée de représentants élus par des peuples du monde dans le cadre de scrutins transna­tionaux. Rappelons que la première élection de députés à l’Assemblée européenne n’a eu lieu qu’en 1979, et ce, dans le cadre de scru­tins nationaux.

Le Congrès des Peuples (CDP) est la préfiguration d’une Assemblée représentative des peuples du monde, capable d’établir des institutions supranationales publiques pour régler les problèmes qui se posent à l’échelle planétaire. Cette institution alternative a été créée à Bruxelles en 1963. Depuis 1969, douze scrutins transnationaux ont eu lieu, qui ont permis d’élire soixante-dix délégués mondialistes. La 12ème élection a eu lieu en 2010. Les élus sont tous citoyens du monde, les électeurs sont eux-mêmes des citoyens du monde, des habitants de communes mondialisées et des membres d’associations humanistes.
Le CDP fait des Déclarations publiques sur les problèmes qui se posent à l’échelle du monde et mettent en cause l’existence de l’humanité. Il propose des solutions pour les résoudre.

Les délégués au CDP sont, à ce jour, originaires des pays suivants : Algérie, Allemagne, Argentine, Australie, Bel­gique, Brésil, Canada, République démocra­tique du Congo, Croatie, Cuba, Danemark, Espagne, Etats-Unis d’Amérique, France, Inde, Italie, Japon, Maroc, Mexique, Pays-Bas, Séné­gal, Suisse, Thaïlande et Viêt-Nam.

Le Comité exécutif du Congrès des Peuples est composé des 9 Délégués suivants : Rob Wheeler, président, Francisco Plancarte, vice-président, Liliane Metz-Krencker, secré­taire générale, Christopher Hamer, trésorier, (ces 4 personnes constituant le Bureau), Ras­mus Tenbergen, Kalima Arbouche, Marc Gar­cet, Landing Niassy et Roger Winterhalter.

Première élection au Congrès des Peuples. Garry Davis vote à Paris en Juin 1969.

Première élection au Congrès des Peuples. Garry Davis vote à Paris en Juin 1969.

DÉLÉGUÉS

 

Prachoomsuk ACHAVAAMRUNG, Bangkok (Thaïlande)
Yves ANGELLOZ, Bellegarde sur Valserine (France)
Mohamed BENSALAM, Ain Defea (Algérie)
José-Maria CASAS HUGUET, Vilanova i la Geltru (Espagne)
Bernard CHUZEVILLE, Virigneux (France)
Peter DAVIDSE, Den Haag (Pays-Bas)
Marie-Louise DUBOIN, Le Vésinet (France)
Safi FAYE, Paris (France)
Wolfgang FISCHER, Munich (Allemagne)
Marc GARCET, Liège (Belgique)
Ursula GRATTA PAGLIA, Alto Paraiso Go (Brésil)
Ruth GUNNARSEN, Kobenhaven (Danemark)
Dauji GUPTA, Lucknow (Inde)
Rolf HAEGLER, Morges (Suisse)
Chris HAMER, Coogee (Australie)
Lucien HARMEGNIES, Mont-sur-Marchienne (Belgique)
Jean HENAIRE, Montréal (Canada)
Boubacar KANE, Dakar (Sénégal)
Bhupendra KISHORE, New Delhi (Inde)
Georges KRASSOVSKY, Paris (France)
Hideaki KUWABARA, Hiroshima (Japon)
Gilliane LE GALLIC, Paris (France)
Joël LUGUERN, Issy-les-Moulineaux (France)
Douglas MATTERN, San Francisco (Etats-Unis d’Amérique)
Malik M’BAYE, Paris (France)
Hazel MC CALLION, Mississauga (Canada)
Charles MERCIACA, Huntsville (Etats-Unis d’Amérique)
Liliane METZ-KRENCKER, Strasbourg (France)
Mustapha NAFATI, Khourigba (Maroc)
Mamadou N’DIAYE, Dakar (Sénégal)
Hanna NEWCOMBE, Dundas (Canada)
Landing NIASSY, Dakar-Thiroye (Sénégal)
Vincent PEINGNEZ, Marcq-en-Baroeul (France)
Devi PRASAD, New Delhi (Inde)
Heloïsa PRIMAVERA, Florida (Argentine)
Leo REBELLO, Mumbay (Inde)
Ulisse RIEDEL, Brasilia (Brésil)
John ROBERTS, Littlehampton (Grande-Bretagne)
Reinhardt RUGE, Cuernavaca (Mexique)
Muriel SARAGOUSSI, Manaus (Brésil)
Diomaye SENE, Dakar (Sénégal)
Ross SMYTH, Montréal (Canada)
Ivan SUPEK, Zagreb (Croatie)
Keith SUTER, Sydney (Australie)
Josiane TROUMPS-AH SIM (France)
René WADLOW, Viry (France)
Lucy WEBSTER, New York (Etats-Unis d’Amérique)
Rob WHEELER, Fayetteville (Etats-Unis d’Amérique)
Roger WINTERHALTER, Mulhouse (France)

Ils furent eux aussi délégués au Congrès des Peuples:

M.K BANERJI (Inde), Président de l’organisation indienne des Fédéralistes Mondiaux
Josué de CASTRO (Brésil), Ancien Président du Conseil de la FAO
Michel CEPEDE (France), Professeur à l’Institut National Agronomique
André GAYMARD-ROLLET (France), Professeur de lycée
Lucile GREEN (Etats-Unis), Professeur de Philosophie à Oakland
Max HABICHT (Suisse), Avocat
Jeanne HASLÉ (France), Directrice du Registre International des Citoyens du Monde
Sigrid HANNISDAHL (Norvège), Présidente de l’Association Fédéraliste Mondiale en Norvège
Alfred HASSLER (Etats-Unis), Secrétaire exécutif du Mouvement International de la Réconciliation aux Etats-Unis
Eizo ITOO (Japon), Directeur de l’Institut doctrinal de Domoto
Tsuruji KOTANI (Japon), Professeur de droit international à l’université d’Hiroshima
Paul de LA PRADELLE (France), Directeur de l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix en Provence
Renée MARCHAND (France), Secrétaire générale du centre français des Citoyens du Monde
Pierre MARTIN (Sénégal), Socio-économiste au service des coopératives du Sénégal
Jacques MUHLETHALER (Suisse), Fondateur de l’Association Mondiale pour l’Ecole, Instrument de Paix
Madame Rajan NEHRU (Inde), Membre Fondateur du Conseil indien pour la protection de l’enfance
Etienne RECLUS (France), Secrétaire général de la branche française du Service civil International
Hélène TUCKER (Canada), Professeur à l’Université de Toronto

DÉCLARATIONS

Energie et Matière première

Comme DÉLÉGUÉS ÉLUS au CONGRÈS DES PEUPLES , directement et démocratiquement, par un corps électoral transnational réparti dans 110 pays,

NOUS RAPPELONS que depuis 25 ans les mondialistes dénoncent les Souverainetés Nationales comme la cause de dé- sordres économiques et politiques. Aujourd’hui, plus que jamais, NOUS CONSTATONS – la persistance de l’exploitation du Tiers-Monde par les pays nantis, – l’inégalité dans l’accès aux matières premières, – le gaspillage des richesses vitales.

En conséquence, NOUS DÉCLARONS impérative la création d’INSTITUTIONS MONDIALES à pouvoirs limités mais réels pour assurer : – l’exploitation rationnelle des matières premières non renouvelables et des sources d’énergie exis- tantes, – la répartition équitable de ces richesses aux po- pulations du globe, – la mise à l’étude de nouvelles sources d’énergie non polluantes. SEULE UNE SOLUTION MONDIALE PEUT RÉSOUDRE CES PROBLÈMES DE SURVIE MONDIALE

juin 1974

Sociétés multinationales

Comme DÉLÉGUÉS ÉLUS au CONGRÈS des PEUPLES, directement et démocratiquement, par un corps électoral transnational réparti dans 110 pays,

NOUS CONSTATONS que de nombreuses firmes privées, de dimensions géantes, dites Sociétés Multinationales ou Transnationales, développent depuis plusieurs années, à travers le monde, et plus spécialement dans les pays du Tiers-Monde, une action constante de pénétration et d‘intervention dans la vie sociale, économiques et politique des Etats-Nations réputés souverains, ce qui permet au pourvoir économique de supplanter le pouvoir politique démocratique

Tout en reconnaissant que le développement technologique qu’elles favorisent améliore les conditions d’existence et parfois la qualité de la vie d’un nombre croissant de consommateurs, NOUS DÉPLORONS les graves conséquences d’une expansion abusive d’activités essentiellement tournées vers le profit :

  • – d’une part, la gêne apportée aux efforts des Organisations Gouvernementales, universelles ou régionales, pour corriger le désordre croissant du commerce mondial, par :
    • la création d’un réseau égoïste et fermé de centres de profits répartis dans le monde, sous l’autorité d’une société-mère,
    • le pillage du Tiers-Monde et le gaspillage de matières premières non-renouvelables,
  • – d’autre part, l’atteinte portée aux droits des individus par :
    • l’exploitation de l’inégalité des conditions de travail dans les différents pays,
    • la non-application par ces Sociétés, dans de trop nombreux cas, des Conventions Internationales du Travail,
    • les situations de crise et de déséquilibre qui en découlent dans le monde du travail.

NOUS DÉNONÇONS

– d’une part, l’indifférence dont témoigne envers ces agissements une opinion publique pourtant alertée par la divulgation de nombreux scandales de corruption,

– d’autre part, l’insuffisance des contrôles exer-cés sur ces Sociétés.

NOUS DÉCLARONS que

SEULE LA CRÉATION D’UNE INSTITUTION MONDIALE SUPRANATIONALE, À POUVOIRS LIMITÉS MAIS RÉELS, permettra un contrôle effectif des Sociétés Multinationales.

décembre 1979

Des déclarations, hélas, toujours d’actualité

Comme Délégués élus au Congrès des Peuples, directement et démocratiquement par un corps électoral transnational réparti dans plus de 100 pays, Nous constatons que les 20 Déclarations adoptées par le Congrès des Peuples de 1972 à 1982 sur l’énergie nucléaire, l’océan mondial, le désarmement, l’eau potable, les entreprises multinationales, les réfugiés, l’environnement, la population mondiale, l’alimentation, l’énergie et les matières premières, etc… toutes ces Déclarations sont aujourd’hui encore, hélas, toujours d’actualité.

Nous constatons que, si certaines Déclarations ont besoin d’être modernisées dans la forme (statistiques, données nouvelles, vocabulaire nouveau), rien n’a véritablement changé sur le fond durant ces trois décennies : en 2011, un milliard de personnes souffrent de la faim, la diminution de la biodiversité va en s’accélérant, la pollution contamine l’eau, l’air et la terre, l’énergie nucléaire ne cesse de révéler son caractère terriblement dangereux pour notre génération et les générations à venir, la désertification gagne chaque jour du terrain, les guerres civiles et le terrorisme continuent d’ensanglanter la planète, les Droits de l’homme ne cessent d’être bafoués, etc, etc. À ces fléaux, qu’aucune solution valable n’a jusqu’à présent permis de faire disparaître, s’en ajoute un nouveau : le réchauffement climatique dont les conséquences à court terme menacent elles aussi l’humanité entière. Nous affirmons plus que jamais que seule la création d’Autorités mondiales à caractère supranational permettra de résoudre de façon pérenne ces problèmes qui mettent en cause l’existence et la survie même de l’humanité.

Et, pour que ces Autorités mondiales voient le jour le plus tôt possible, Nous appelons tous les habitants de la planète à rejoindre le courant mondialiste, seul courant d’idées capable de fédérer tous les citoyens et toutes les citoyennes du monde quelles que soient leurs convictions politiques, philosophiques et religieuses ; nous les appelons à faire leur, le programme de ce courant qui se définit en une seule phrase d’une grande évidence : « À tout problème mondial, il ne peut y avoir qu’une solution mondiale. »

Mai 2011