En 2007 puis en 2011, Citoyens du Monde avait lancé deux campagnes en direction des candidats aux élections législatives. Ces campagnes s’étaient montrées d’une grande utilité, grâce évidemment à la participation de beaucoup d’entre vous et avaient permis de faire connaître les thèses mondialistes à des personnes soucieuses de l’intérêt général et du bien public que doivent être, en principe, les candidats à des élections législatives.

Aujourd’hui que siège une nouvelle assemblée nationale comprenant une majorité de primo-élus, nous vous proposons à nouveau de faire connaître vos idées mondialistes simultanément dans la France entière.

Vous trouverez ci-dessous une proposition de lettre – ainsi qu’un lien vers un fichier pdf – que vous pourrez imprimer et adresser à votre député(e) par mail ou par courrier postal.

Ce sera probablement pour beaucoup d’entre eux leur premier contact avec le mondialisme, le vrai, pas le mot que, par un abus de langage, volontaire ou non, certains hommes et femmes politiques utilisent pour qualifier la mondialisation économique selon la logique ultra-libérale.

Nous demandons aux députés de réagir à nos idées, nos propositions et de dire s’ils sont prêts à s’engager en faveur d’un transfert partiel de souveraineté au profit d’une autorité supranationale pour régler, dans un premier temps, la question du réchauffement climatique à l’échelle de la planète.

Merci d’avance de nous adresser les réponses que vous recevrez de la part de ces candidats. Nous les publierons sur notre site, en espérant que les problèmes liés au changement du climat amèneront ces femmes et ces hommes politiques à une prise de conscience mondialiste pour résoudre les problèmes qui se posent à l’humanité entière et qui mettent en péril son existence même.

Joël Luguern, pour Citoyens du Monde

 

Nom / Prénom / Adresse

Madame, Monsieur, / député(e) du parti… / de la circonscription… / Adresse

Depuis plusieurs années, les scientifiques sérieux s’accordent pour reconnaître qu’avec le problème de l’effet de serre et les bouleversements climatiques qui en résultent, la disparition de l’espèce humaine, à moyen terme, n’est plus une hypothèse absurde. Le risque de catastrophe totale, entraînant l’irréversible, ne peut plus désormais être écarté.

Alors que depuis 2003 le Groenland perd chaque année plusieurs centaines de milliards de tonnes de glace – fonte qui va entraîner rapidement une montée des eaux sur toute la planète – la preuve est désormais faite qu’aucun État ne peut, seul, résoudre ce problème vital pour l’avenir de l’humanité, et également qu’aucun État ne peut non plus s’abstenir de prendre sa part des mesures nécessaires à la réduction des gaz à effet de serre.

C’est pourquoi nous, citoyens du monde, estimons qu’il y a urgence à ce que chaque État transfère une partie de sa souveraineté à une Autorité supranationale de lutte contre l’effet de serre, dotée de pouvoirs limités mais réels, afin que le gravissime problème de l’effet de serre soit réglé de façon globale au niveau de la planète.(1)

Cela est plus que souhaitable, c’est nécessaire. De plus cela est tout à fait possible. La Constitution française permet en effet ce transfert partiel de souveraineté. Le préambule de la Constitution du 7 octobre 1946, qui fait partie intégrante de la Constitution de 1958, indique : « Sous réserve de réciprocité, la France consent aux limitations de souveraineté nécessaires à l’organisation et à la défense de la paix. »

Or chacun sait aujourd’hui que la question de la paix dans le monde est complètement liée à la défense de l’environnement et en particulier à la lutte contre le changement climatique. Le Comité Nobel l’a compris avant beaucoup. N’a-t-il pas accordé, son prix Nobel de la Paix en 2004 à Wangari Maathaï, militante écologiste kényane, et, en 2007, conjointement à M. Al Gore, l’ancien vice-président des Etats-Unis d’Amérique, pour son action en faveur de l’environnement et au GIEC (Groupement intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) pour ses travaux sur le réchauffement climatique et ses mises en garde concernant les risques pour l’avenir de l’humanité ?

Aussi je vous remercie de me faire savoir si vous vous engagez à présenter à l’Assemblée Nationale, dans les meilleurs délais, une proposition de loi rappelant que la limitation de la souveraineté nationale est autorisée par la Constitution et autorisant, sous réserve de réciprocité, une limitation de la souveraineté nationale dans le cadre de la lutte contre le changement climatique ; et ce, au profit d’une Autorité Supranationale, laquelle institution devra être, à la différence de l’ONU, représentative des peuples du monde et non des Etats et, toujours à la différence de l’ONU, dotée de pouvoirs limités mais réels pour contraindre tous les Etats à appliquer ses décisions relatives à la lutte mondiale contre l’effet de serre.

Ceci serait le cadre juridique réellement contraignant permettant d’offrir une réelle chance de succès au « Pacte mondial pour l’environnement » soutenu par Messieurs Emmanuel Macron et Nicolas Hulot.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’accepter, Madame, Monsieur, mes sincères salutations,

(1)   Les lacunes du protocole de Kyoto (1997), l’échec du sommet de Copenhague (2009) et les insuffisances de la COP21 (2015) et COP22 (2016) confirment la justesse de notre position pour résoudre le problème du réchauffement climatique.

http://www2.assemblee-nationale.fr/deputes/fiche/OMC_PA722312

Lien vers modèle de lettre à télécharger et imprimer