Les eaux de l’Antarctique sont infestées de millions de fragments de plastiques. Chaque kilomètre carré contiendrait de 1000 à 42000 morceaux, qui pourraient provenir en partie des lavages de textiles synthétiques. Le Monde, 21 septembre 2011

Liste des élus signataires de la Charte des Océans

Gilles ARTIGUES, conseiller général de la Loire

Christian BEAULAT, vice-président de la Communauté des communes de la Plaine Dijonnaise (Côte d’Or)

Jacques COTEL, maire de Breteuil (Oise)

Roland COURTEAU, sénateur de l’Aude

Michèle DELAUNAY, député de la Gironde

Brigitte BERGERON, conseillère municipale de Cavaillon (Vaucluse)

Francis HILLMEYER, député du Haut-Rhin, maire de Pfastatt (Haut-Rhin)

Joël LABBÉ, sénateur, maire de Saint-Nolff (Morbihan)

Jean-Yves LEDÉAUT, député de Meurthe-et-Moselle

Daniel LEFORT, maire de Champneuville (Meuse)

Michel MARCZAK, maire-adjoint de Pfastatt (Haut-Rhin)

Dominique MATHIEU-VÉRITÉ, conseillère municipale de Loupiac (Gironde)

Alain VACHER, conseiller général de Corrèze

François VOGT, conseiller municipal de Pfastatt (Haut-Rhin)

André WETTER, conseiller municipal de Pfastatt (Haut-Rhin)

C’est la liste des quinze élus qui, à ce jour, ont signé la Charte des Océans. Inutile de nous faire du mal en en commentant la brièveté… Disons simplement, pour nous consoler et parce que c’est sûrement vrai, que, si la quantité n’est pas au rendez-vous, la qualité, elle, l’est.

Ces quinze personnes se sentent donc préoccupées par la situation de plus en plus dramatique qui prévaut dans ces vastes étendues de la planète inhabitées, ou si peu, par les humains. Alors qu’il n’y a aucun enjeu électoral à la clef (puisque les poissons ne votent pas…) c’est tout à leur honneur d’avoir signé cette charte.

On sait que le destin des pionniers, des précurseurs, est de se fondre dans l’anonymat aussitôt qu’une idée neuve émise par eux entre peu à peu dans presque toutes les pensées, qu’elle se banalise. C’est une vérité mais c’est dommage.

C’est pourquoi, lorsqu’une Autorité Mondiale des Océans aura vu le jour – sous une forme ou une autre, c’est inévitable – nous, citoyens du monde, n’oublierons pas qu’en France, quinze élus, quinze précurseurs, avaient, les premiers, appeler de leurs vœux à la création de cette Autorité. Rien que pour cela, leurs noms mériteront d’être affichés en bonne place dans le hall d’accueil de cette future institution supranationale.

Nous remercions tous les citoyens du monde qui ont participé et qui participent encore à cette campagne en faveur des océans, laquelle campagne n’est en effet pas terminée. Nous reparlerons de ces participants dans le prochain Bulletin.

La charte des océans

Il y a longtemps que les mondialistes sont préoccupés par la situation de l’Océan mondial. En septembre 1973, c’est-à-dire avant même la rédaction de la Charte des Océans, le Congrès des Peuples avait déjà publié une Déclaration à ce sujet. C’était à l’occasion d’un débat sur le Droit de la mer dans le cadre de l’Assemblée Générale des Nations unies.

Comme DÉLÉGUÉS ÉLUS au CONGRÈS DES PEUPLES, directement et démocratiquement, par un corps électoral transnational réparti dans 110 pays,

NOUS CONSTATONS

que l’Océan mondial

  • constitue un milieu vital essentiel pour la stabilité des climats et la répartition de l’eau sur la planète,
  • contient des richesses énormes, mais non inépuisables, pour l’alimentation, les sources d’énergie, les matières pour l’industrie

NOUS CONSTATONS

que l’Océan mondial, n’ayant pas de statut juridique propre, est l’objet de convoitises souvent effrénées des États-Nations.

que le risque est grand de voir ceux-ci découper à leur profit mers et océans.

que le risque est grand également d’une pollution grandissante jusqu’à la destruction de cette richesse.

NOUS DÉCLARONS

que l’Océan mondial

  • est un bien commun à tous les habitants de notre planète,
  • et doit, de ce fait, être mis à l’abri d’une rapacité sans frein.

NOUS DEMANDONS

la mise en place d’une INSTITUTION MONDIALE spécialisée, aux pouvoirs limités mais réels, capable d’imposer aux États les règles indispensables pour la survie de l’Océan Mondial et pour son exploitation en faveur de l’humanité entière.

Joël Luguern