C’est l’augmentation de température que pourrait atteindre notre planète a la fin du XXIè siècle . Lors du sommet de Copenhague en 2009, les états participants s’étaient engagés à mettre en œuvre les politiques nécessaires afin de limiter le réchauffement à 2°c. En 2018, la courbe n’infléchit pas, les COP se succèdent et les déclarations d’intention avec.

Petite devinette : si chacun d’entre nous sait qu’en 2015, la COP21 s’est tenue en France – cocorico – avec le succès médiatique dont nous avons été les spectateurs émerveillés, posons-nous une question simple : où s’est tenue la COP22 ? Impossible de répondre, pas très grave, c’était à Marrakech et assez loin de Paris. Alors question suivante, où s’est tenue la COP23 en 2017, plus facile car il s’agit d’un pays de la communauté européenne… toujours pas de réponse ? Ah dommage, il s’agit de l’Allemagne et la ville concernée est Bonn. Et ainsi de suite…

La COP qui est censée résoudre un problème mondial est tellement plus importante quand elle se déroule en France !

Le problème que les milliards de citoyens de cette planète souhaiteraient voir résoudre est un problème global et planétaire et les réponses étriquées que nous apportons sont toujours et encore contenues dans le champ de l’état-nation. En fait, nous vivons un XXIè siècle hyper-techonologique au sein d’un système politique médiéval. Avec cet interminable torrent d’auto-satisfaction de nos élites, des personnalités toutes évidemment très performantes mais malheureusement – pour eux-mêmes et surtout pour nous tous – totalement coupées du réel, contenues dans le carcan de leurs formations prestigieuses qui leur interdit définitivement de penser le monde tel qu’il est.

En 2015, John Kerry, décidant qu’il n’y aurait pas d’objectifs de réduction des gaz à effets de serre juridiquement contraignants, vide la COP21 de sa maigre substance. Affaire réglée pour le climat et Donald Trump n’était pourtant pas encore aux commandes. dm