Comme vous le savez, la carte de citoyen du monde coûte 15 euros à la personne qui en fait la demande. Si, en France et dans la plupart des pays européens, ce prix est raisonnable, il est, selon nous, beaucoup trop élevé pour de nombreux pays, notamment ceux du Sud.

En effet, quand nous recevons, par exemple, la demande de carte d’un instituteur malien ou d’un agriculteur camerounais , il est extrêmement gênant de leur demander la même somme qu’à leurs homologues français. Idem, bien sûr, si la demande de carte ne transite pas par la France mais est faite directement auprès d’un Centre national d’enregistrement d’Afrique.

Il y a plusieurs années déjà, nous avons donc demandé au Registre des Citoyens du Monde de fixer pour chaque pays un prix de la carte adapté au niveau de vie dans ce pays.

Cela semble très compliqué à calculer mais, en vérité, c’est très simple. Il existe en effet un objet mondialement utilisé dont le coût est précisément déjà adapté au niveau de vie de chaque pays. C’est le timbre-poste de base, l’ « affranchissement minimal d’un envoi ordinaire expédié dans le pays » selon la définition de l’Union Postale Universelle. L’ « affranchissement minimal », c’est-à-dire celui d’une lettre de moins de 20 grammes. En France, un tel timbre coûte aujourd’hui 0,60 euros. Ainsi la carte de citoyen du monde coûte chez nous 25 fois le prix d’un timbre-poste de base.

Aussi réitérons-nous notre demande pour que, dans chaque pays, le coût de la carte soit fixé à 25 fois le prix d’un timbre-poste de base. Nous pensons même qu’il serait souhaitable, afin de ne pas décourager les nouveaux mondialistes bien intentionnés mais peu argentés, d’accorder un abattement pour les pays du Sud, où le prix de la carte pourrait par exemple être égal à 15 ou 20 fois le prix local d’un timbre de base et même 8 à 10 fois seulement pour les personnes au chômage ou démunies.