Vous ne comprenez rien à cet organigramme ? C’est normal. Chacun de ces sigles — en anglais — correspond aux initiales anglaises de l’une des agences internationales s’occupant des Océans. Citons-en quelques-uns, en version française : Fonds pour l’Alimentation et l’Agriculture (pour la pêche) ; Commission océanographique internationale de l’Unesco (pour la connaissance) ; Organisation Internationale du Travail (pour les questions d’emplois) ; Commission des limites du plateau continental ; Organisation maritime internationale pour le transport et la pollution ; Programme des Nations Unies pour l’environnement…
« À l’heure actuelle, pas moins d’une trentaine d’agences sont censées s’occuper de la gestion des Océans, et cela sans toujours se coordonner », s’alarme Julian Barbière, membre de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO.

Le pire est que cette dispersion internationale se reproduit au niveau local. Dans la plupart des pays, les agences des pêches réglementent les prises de pêche ; les organismes environnementaux s’occupent de la prévention de la pollution ; le ministère des Transports de la circulation des bateaux, et ainsi de suite.

D’où l’idée de doter cet orchestre désaccordé d’un chef unique doté de véritables pouvoirs de contrainte. Une solution de bon sens : dès lors que les océans forment un seul et même écosystème, une approche secteur par secteur est malheureusement vouée à l’échec.                    

Jean-Baptiste Ardalh

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